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d 9 (J. Chaffanjon, 1896)'; Turkestan oriental, 9 (J. Chaffanjon. i895). Anechtra Fedtchenkoi Saussure. Turkestan méridional, d 9 (Capus et Bonvalot, 1881); Turkestan oriental, 9 (J. Chaffanjon, 1896).

ancylira Dohrn. Inde : Simla, d ^Harmand, 1889); Dardjiling,

montagnes (Harmand, 1886); Chine, Mou Pin, d (A. David, 1870); Tihet, Tsékou, 9 (R. Oberthur, 1897): Bhoutan, Pédong, d (R. Oberthur, 1897).

scabriuscula Serville. Bhoutan: Maria Basti, d9 (R. Oberthur,

1897); Bornéo, d (Chaper, 1891); Bornéo: Lohaban, d (R.' Oberthur, 1898); Chine, Mou Pin, d9 (A. David, 1870); KiangSi, 9 (A. David, 1875): Tonkin : frontière de Chine, Hi Giang, x-xii; Tonkin central: environs de Tu y en-Quan, d9, IV (A. Weiss, 1901).

Feae Bormans. Dardjiling, d9 (J. Harmand, 1890).

metallica Dhorn. Inde : Bhoutan, Maria Basti, d 9 (Mgr Durel,

R. Oberthur, 1897), Pédong, 9 (B. Oberthur, 1897).

coriacea Bormans. Bhoutan : Maria Basti, d9 (Mgr. A. Durel

legit, R. Oberthur, 1897 et 1898); Siam, (A. Pavie, 1891); Tonkin central : environs de Tuyen-Quan, été, d9, printemps, 9 : vii-ix, 1 9, x-xii, 9 (A. Weiss, 1901); Haute Rivière Claire, printemps-été, d9 (A. Weiss, 1901).

Schlagintweiti Buit. Inde : Dardjiling, d9 (J. Harmand, 18901.

TORQiATA Burr. Tonkin, frontière de Chine, d, oct.-déc. Ha Giang

(A. Weiss, 1901). Type.

29. Genre Apterygida Wetwood.

Apterygida taeniaïa Dohrn. Colombie, d 9 (Lebas, i83o). Mexique (Lucas, Salle, i856 et 1860) ; Orizaba, 9 (Coll. Salle, R. Oberthur, 1897); environs de Guadalajara, 9 très foncée (L. Diguet, 1896); Basse Californie, 9 (L. Diguet, 1895); Guatemala (Angrand i865), Haute Vera Paz (Baucourt. 1866). Costa Rica, 9 (deLafon, i884); Brésil (Dupont. 1 8 3 5 ) ; province de Corrienles, 9 (d'Orbigny, i83&); Minas Geraes (Claussen, 186 3); Rosario, 9 (J. Claine, 1898). Plus j'examine ces Aptei-ygida de l'Amérique tropicale, plus je suis

convaincu que l'vl. californien n'est pas une espèce valable ; la présence ou

l'absence d'une dent minime à la pince et l'arrangement des bandes jaunes

sur les élytres ne valent absolument rien comme caractère spécifique chez

les Forficuies.

Los exemplaires de la Haute Vera Paz sont exceptionnellement grands ;

leurs dimensions sont les suivantes: longueur du corps, \h millim.-

\h millim. 5; de la pince, 5 millimètres.

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119

Aptervgida bipartita kirby. Auaam : Houl-tabo, Se-souk, 9 (J.-M. Bel, 1897).

erïthrocephala Olivier. Madagascar : Tamatave (A. Mathiaux,

1898); Andevoraate, d (A. Mathiaux, i889);Badero, cf (E. Dorr, 1897); Diego Suarez (Ch. Alluaud, 1896); région boisée de la côte Est, Mananjary; forêt Tanala, région de Ranomafana, entre Savondro et Andranomafana (Gh. Alluaud, 1901); Boeni, Maevata- nana (Dr J. Decorse, 1901). Afrique orientale : Bagamoyo, d (Os- car, 1877); Zambèze, d 9 (E. Foa, 189/i); Zanguebar, d* 9 (Leroy, 1887); Abyssinie, 9 (Mission de Boncbamps, Gh. Michel et M. Potter, 1899). Ile de Konakry, 9 (Maclaud, 1897). Congo français : Brazzaville (E.-M.-J. Régnier, 1898); Bas-Ogooué J. Dybowski, 1895); Libreville (J. Chalot, 1898).

Ici. var. Dietzi (alis abbreviatis). Bormans. Abyssinie, d (Mission de Boncbamps, Gh. Michel et M. Potter, 1899); Mada- gascar, Anakavandra , 1 9(J. Huré, 1898).

Bonchampsi Burr. Abyssinie, d 9 (Mission de Bonchamps, Ch. Mi-

chel et M. Potter, 1899). Types.

Vishnd Burr. Inde : Dardjiling, d (J. Harmand, 1890). Types.

Percheroni Guérin. Guyane française, 9 (Coll. C. Bar., R. Ober-

thur, 1897; Geay, 1900); Gamopi, 9 (Geay, 1900).

média Hagenbach. d 9 , sans localité.

arachidis Yersin. Brésil, Bahia (E. Mocquerys, 1 8 4 6 ) ; Guyane

française (Coll. C. Bar, R. Oberthur, 1897). Afrique : Assinie(Cha- per, 1882). France : Asnières; Bécon-les-Bruyères ; dans du pain (P. Lesne, 1901, 1902). Paris, ve arrondissement, rue Monge (P. Lesne, 190^; G. Bénard, 1906); Marseille, dans des Arachides (P. Lesne, 1906). Expédition de La Bonite; Madagascar (Douliot, 1891); Ceylan (Deschamps, 1889).

ruficeps Erichson. Tasmanie, d (Graunster, 18A0; Verreaux,

i847).

liteipennis Serville. Darien, c? 9 (Geay, 1896); variété avec les

ailes bien développées, Darien (Geay, 1896); Brésil (Sylveira, 1 8 3 3 ) ; Montagne des Orgues, province de Rio Janeiro, Massif de la Tijuca (E. R. Wagner, 1902).

30. Genre Forficriila. Linn.

Forficula senegalensis Serville. La collection renferme deux variétés, races, ou sous-espèces.

1. Taille plus grande, longueur du corps, iomillim.-io millim. 5; pince du d, 5-7 millimètres; la partie apicale de la pince moins courbée, la partie déprimée et dilatée munie au bout du bord in- terne d'une petite dent aiguë.

BULLETIN

DU

MUSEUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE

BULLETIN

DU

MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE

RÉUNION MENSUELLE DES NATURALISTES DU MUSÉUM

TOME QUATORZIÈME

1908

^1P

LIBRARY NEW YORK

BOT A NIC Al (JaKUEN.

PARIS

IMPRIMERIE NATIONALE

MDCGCCVI1I

BULLETIN

DU

MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE

RÉUNION MENSUELLE DES NATURALISTES DU MUSÉUM

ANNÉE 1908

1

PARIS

IMPRIMERIE NATIONALE

MDGGGGVIII

AVIS.

Les auteurs sont priés de vouloir bien se rappeler que l'élendue des notes insérées dans le Bulletin ne saurait dépasser 5 pages d'impression.

Les auteurs sont également priés de remettre des ma- nuscrits mis au net qui puissent permettre la composi- tion rapide du Bulletin.

SOMMAIRE.

Pages.

Acte» administratifs. Correspondance. Patronage accorda' par M. le Mi- nistre de l'Instruction publiqae à la Société des Amis du Muséum; accueil favorable l'ait à la Fête projetée pour 1908 en l'honneur de Lamarck et promesse d'allocation d'une subvention. Nomination de M. le Capitaine Cotles comme Ollicier de l'Instruction publique. Nomination de MM. Aniiot. Favin, Gazengelle, Guinoiseau, Haug, Lafaye, Lesage, Michel comme Officiers d'Académie. Nomination de M. Corbière comme Correspondant du Muséum. Rentrée en fonction de M. Caille. Démission de M. le Commandant Annet. Envoi par M. Diguet de collections provenant du Mexique. Nouvelles de la Mission Pelliot-Vaillant. Création d'une Station biologique à Kiew ( Russie) 1 et a

Présentation d'ouvrages par MM. Rlaringlicm, Billard, Héribaud 3

Communications :

G. GiuNDiniER et Meveu-Lemaibe. Observations relatives à quelques Tatous

rares ou inconnus habitant la cPuna» argentine et bolivienne. PI. I

et II li

A. Mbnegaux. Liste des Oiseaux de la Guyane française donnés au Muséum

par M. Rey, gouverneur de la Colonie. Deuxième note 8

Ed. Ghevbbdx. Sur les commensaux du Bernard-l'Hennile 1/1

Mabci i Bai doin. Un nouveau parasite du Spratt (Clupea épratta), le Ler-

nœenicui Sardine Band. , etc 17

<1. Pobtbvin. Quatrième note, sur les Nécrophages du Muséum, lig 1 1>

Malcolv Bobb. Catalogue des Forficulides des Collections du Muséum de

P;ii is 39

Fmhamd Mn mi h. Nouveaux Paléodictyoptères du Stéphanien de Com a-

try, fig 34

( Voir la suite à la page 3 de la couverture.)

BULLETIN

DU

MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE.

ANNEE 1908. 1.

^♦Q—

100e REUNION DES NATURALISTES DU MUSEUM.

2 8 JANVIER I908.

PRESIDENCE DE M. EDMOND PEP.R1ER,

DIRECTEUR DU MUSÉUM.

ACTES ADMINISTRATIFS. CORRESPONDANCE.

Pau lettre du h décembre 1907, M. le Ministre de l'Instruction publique a fait connaître :

Qu'il accordait son patronage à la ^ Société des Amis du Muséum»;

Qu'il était favorable à la Fête projetée pour 1908 en l'hon- neur de Lamarck et ne manquerait pas de s'entendre avec M. le Sous-Secrétaire d'Etat des Beaux-Arts au sujet de l'allocation d'une subvention.

*

Par arrêté ministériel du 2 janvier 1908, M. le Capitaine Cottes (Antony), Chef de la mission Sud-Cameroun, a été nommé Officier de l'Instruction publique.

Par arrêté ministériel du 2 janvier 1908, M. le Commandant Anvet, ancien Surveillant général du Muséum; MM. Fayih (Louis- Albert), Receveur des postes au Dahomey; Gazengelle, Directeur de la Compagnie coloniale de l'Ogoué-N'Gounié (Congo français); Guiinoiseau, Directeur de l'Observatoire du Morne des Cadets (Mar- tinique); Haug (Ernest), Missionnaire de la Société des Missions Muséum. xiv. i

L!B«

évangéliques au Congo; Lafayk (Guillaume), Négociant à file Mau- rice; Lesagk (Henry), Commis des Affaires indigènes à Konakry; Michel (René-François-Louis), Ingénieur des Arts et Manufactures, Commissaire à la mission Sud-Cameroun, ont été nommés Officiers d'Académie.

Par décision de l'Assemblée des Professeurs en date du 1 2 dé- cembre 1907, M. Corbière, Secrétaire perpétuel de la Société na- tionale des Sciences naturelles et mathématiques de Cherbourg, a été nommé Correspondant du Muséum.

M. Caille, Chef de carré au Muséum, chargé d'une mission en Afrique occidentale française, a repris ses fonctions audit établisse- ment à dater du 1er décembre 1907. (Arrêté ministériel du 27 no- vembre 1907.)

M. le Commandant Annet, surveillant général du Muséum, a adressé sa démission (ier janvier 1908).

M. Diguet, voyageur naturaliste , a fait parvenir un envoi de collection provenant du Mexique.

M. le Professeur Vaillant (Léon) annonce qu'une dépèche de Turf an, reçue le 8 janvier, fait connaître qu'à cette époque la mis- sion Pelliot, à laquelle est attaché le Docteur Louis Vaillant, Voya- geur du Muséum, se trouvait dans cette localité, ayant quitté vers la mi-décembre Ouroumtchi, elle se trouvait depuis le 11 oc- tobre.

*

M. Hamv fait savoir, au nom de M. le Professeur de Obolonsky, à Kiew (Russie), qu'une Société des Amateurs de la Nature s'est con- stituée dans celte ville sous sa présidence en septembre dernier. Elle se propose de créer une ff Station biologique», un jardin d'ac- climatation, un jardin zoologique et un musée d'histoire naturelle. Toutes les communications devront être adressées à M. V. Burdzon- sky, Secrétaire de la Société.

PRESENTATION D'OUVRAGES.

Les ailleurs dont les noms suivent offrent à la Bibliothèque du Muséum les publications qui ont pour titres :

L. Blaringhem, Mutation et traumatismes , Paris, 1907; 8 pi. Dans cet ouvrage se trouve exposé l'ensemble des résultats qu'il a obtenus relativement à la production expérimentales de nouvelles espèces végétales. (Voir les notes publiées dans le Bulletin du Muséum, ii° 6, Paris, 190&, p. 399, et 1, janvier 1907, p. 83, se trouvent relatées les expériences entreprises au Muséum..)

Armand Billard, Hydroïdes de la collection Lamarck du Muséum de Paris. I, Plumulariidœ ; II, Campanulariidœ et Serlulariidœ , Ann. Se. Nal., t. V, 1907, p. 319, et t. VI, 1907, p. ai5.

Le frère Héribaud (Joseph), Les Diatomées d'Auvergne, Clerniont-Ferrand et Paris, i8g3, 6 pi.

Les Diatomées fossiles d'Auvergne, Clerniont-Ferrand et Paris; ici mé-

moire avec â pi., 1902.

Les Diatomées fossiles d'Auvergne, Clerniont-Ferrand et Paris, 2 e mé-

moire avec 4 pi., 1903.

Disposition méthodique des Diatomées d'Auvergne, Glermont-Ferrand el

Paris, 1903.

Les Muscinées d'Auvergne, Glermont-Ferrand cl Paris, 1899.

La Flore d'Auvergne en i<joi, Paris, 1902.

Le frère Héribaud (Joseph) el E. Maliwaid, Un Carex nouveau pour la Flore française , Paris, 1902.

1.

h

COMMUNICATIONS.

Observations relatives à quelques Tatous rares ou inconnus habitant la «punah aroestine et bolivienne,

par MM. G. Graivdidier et M. Nbvbu-Lemaire.

Au cours de la mission de Créqui-Montfort et Sénéchal de la Grange en Amérique du Sud, l'un de nous a pu se procurer el rapporter en France quelques Tatous, qui méritent d'attirer l'attention des zoologistes.

L'uu d'eux. Tolypoïdes bicinctus, appartient à un genre nouveau; nous en avons déjà donné une courte description (l), que nous complétons aujourd'hui <mi y joignant une figure.

Les autres, tout en se rapprochant beaucoup d'espèces décrites, nous semblent en différer assez pour justifier la création d'une espèce nouvelle que nous appellerons Dasypus boliviensis.

Examinons-les successivement :

Tolypoïdes bicinctus Grandidier et Neveu-Lemaire , iyo5 (fig. 1 el 2).

Nous avons décrit ce Tatou d'après sa carapace seule, trouvée aux envi- rons de Tarija (Bolivie). Cette carapace parfaitement nettoyée par les In- diens est peinte avec une couleur jaune orangé et rouge: elle est complète- ment enroulée et forme une sphère creuse assez régulière présentant un seul orifice correspondant aux deux échancrures destinées à laisser passer la tête el la queue chez l'animal vivant et déroulé. Elle ressemble ainsi à une calebasse.

En examinant celte carapace, on voit qu'elle est formée de deux bou- cliers , l'un scapulaire , l'autre pelvien , réunis entre eux par dcn.r blindes mo- biles. Le bouclier céphalique manque, puisque la lêïe a été enlevée complè- tement. L'aspect des écailles varie suivant les régions : rectangulaires au niveau des bandes mobiles, elles sont pentagonales partout ailleurs. Toutes sont hérissées de tubercules plus ou moins émoussés par l'usure.

Par son aspect général, par ses dimensions, par la forme de ses écailles et surtout par le pouvoir qu'il a de s'enrouler en boule, ce Tatou se rap- proche beaucoup des Apars de Cuvier, c'est-à-dire du genre Toîypeutes llli- ger, 181 i. 11 s'en dislingue néanmoins nettement par la présence de deux bandes mobiles au lieu de trois, ce qui nous a autorisé à établir pour lui le genre Tolypoïdes G. G. etN.-L. , 1900.

(1) G. GnANbiDiEn et M. Neveu-Lemaihk, Description d'une nouvelle espèce de Tatou, type d'un genre nouveau (Tolypoïdes bicinctus). Bulletin du Muséum d'his- toire naturelle, 1905, (>, p. 'J70.

Planche I.

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\

Fig. i. Tolypoides bicinctus G. G. et M. N.-L.

(Profil.)

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Fig. a. Tolypoides bicinctus <!. 'i. et M. N.-L ( \ ii de dos.)

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5

Ce genre, qui ne comprend encore qu'une seule espèce, Tolypoïdes bi- cinctus, doit être cependant rapproché du genre Tolypeutes, qui comprend jusqu'ici trois espèces : T. tricinctus Linné, 1766; T. conurus Is. Geoffroy- Saint-Hilaire, 18/17 et T. Wuriei Garrod, 1878; il doit par conséquent rentrer dans la même sous-famille des Tolypeutiuœ , caractérisée par la fa- culté qu'ont les Animaux qui la composent de s'enrouler en houle, d'où le nom de bolita (petite houle), qu'ils ont reçu des indigènes.

Il nous a été d'autant plus facile de distinguer notre Tolypoïdes du genre voisin, que nous avons trouvé, dans les collections recueillies par la Mis- sion , une autre carapace préparée de la même manière et peinte avec la même couleur, et qui est une carapace de Tolypeutes, prohahlement /'. Mu- riei; celle-ci possède trois handes mohiles parfaitement distinctes, comme tous les représentants de ce genre.

La carapace de Tolypoïdes bicinctus enroulée est, en outre, heaucoup plus sphérique que celle du Tolypeutes, et cela tient aux dimensions rela- tives du houclier scapulaire et du bouclier pelvien: ce dernier étant relati- vement moins long chez Tolypoïdes que chez Tolypeutes.

Dasypus bolivienais nov. sp. (fig. 3).

Nous décrirons cette espèce d'après trois exemplaires, pris vivants aux environs d'Uyuni (Bolivie), à 0,660 mètres d'altitude, et rapportés en France conservés dans l'alcool.

Ce Tatou mesure à peu près 3o centimètres de longueur, sans compter la queue longue de 9 à îa centimètres, et il a environ i5 centimètres de hauteur. Comparé à la plupart des Dasypus, il est relativement de petite taille. Les oreilles sont brunâtres et mesurent à peu près 3 centimètres chez l'adulte.

Le bouclier céphalique est court et plus large que long. Les plaques dont il est formé sont assez grandes, polygonales pour la plupart, peu sculptées et au nombre d'une centaine environ. Le cou est court; la pre- mière bande nucale est formée de dix à onze plaques et la seconde de vingt-sept ou vingt-huit plaques, de vingt-quatre seulement chez le plus jeune exemplaire.

Le bouclier scapulaire comprend quatre rangées de plaques sur le mi- lieu du corps et six ou sept latéralement. Du houclier scapulaire à la queue, il y a dix-sept handes, dont sept sont mobiles. La plaque du milieu de la septième rangée, en partant de la naissance de la queue, présente une perforation centrale. La cinquième bande du corps est formée de trente-six à trente-neuf plaques, suivant la taille des spécimens. Les pla- ques des boucliers scapulaire et pelvien sont plus sculptées que celles des handes nucales et des bandes mohiles.

Les poils, blanc-jaunâtres ou bruns, qui revêtent la carapace, sont assez abondants et partent du bord postérieur des rangées de plaques pour se

6

diriger en arrière. Ces poils sont plus foncés sur la ligne médiane que sur les parties latérales. La peau du ventre et des membres est également cou- verte de poils blanchâtres ou jaunâtres. La queue est revêtue d'écaillés et porte quelques poils.

Voici les dimensions, en millimètres, des trois exemplaires que nous avons examinés :

DESIGNATION.

Tête et corps, longueur (enroulé)

/ Longueur

,. , , ,. j Largeur en ligne droite.

Boucher cephanque... . \ ° .

I Largeur en suivant la

\ courbe

Largeur de la ire bande nucalc

Longueur approximative de l'oreille

Largeur de la bande du milieu en suivant la

courbe

Longueur approximative du pied postérieur sans

les ongles

Longueur de la queue

( de la 1" bande nucalc. Nombre des écailles . . { '

( de la a bande nucale. .

Nombre des bandes du ( au milieu

bouclier scapulaire. . j latéralement

Nombre des bandes depuis le bouclier scapulaire

jusqu'à la queue

Nombre des bandes mobiles

Nombre des écailles de la 5e bande

^70 60 Gi

75

49

33

21 1 55

1 10

1 1

27 U 6 mi 7

17

7 37

387

68 63

70 5o 3o

a '10

56

123

1 1

28 h 6 ou 7

l7

7 39

367 5a 48

5A

ho

2 3

16

45

1)3 1 o

..'1

1 /

7

36

Voyons maintenant par quels caractères cette espèce diffère ou se rap- proche des espèces voisines.

Les espèces qui peuvent être comparées à Dasypus boliviensis sont au nombre de deux, plus une variété, et ont été établies d'après un petit nombre d'exemplaires appartenant tous au British Muséum.

En voici rémunération par ordre chronologique :

Dasypus villbrosi s Gray, 1860 (1).

10 Giiay (.1. K.). Révision of ibc gênera and Species of Entomophagous Eden-

tata founded on 11 tamination <>f the spécimens in the British Muséum. Proc.

y.md. Soc. London, i865, p. 376.

7

Dasypus Nationi Thomas, i894(1). Dasypus viLLEROSDS pannosis Thomas , 1909.

m

Dasi/pus villerosus, décrit par Gray, a été trouvé à Santa Cru/ de la Sierra (Bolivie), et à Tucuman (Argentine). Gray en a donné une figure en couleur et il ressemble, à première vue, à D. boliviensis, mais il en dif- fère par sa taille sensiblement plus petite, par la moindre largeur de son bouclier céphalique, par la plus grande longueur de ses oreilles et par une quantité moindre de poils. Enfin D. villerosus habite une région plus basse et plus chaude que D. boliviensis.

L'espèce décrite par Fitzinger sous les noms de Cryptophractus ou Dasy- phractus brevirostris serait, d'après Thomas, identique à D. villerosus.

Dasypus Nationi, décrit par Thomas, provient d'Oruro (Bolivie). Plus grand que D. villerosus, il se rapproche, par sa taille et plusieurs de ses caractères de D. boliviensis, si bien qu'au premier abord nous avions pensé qu'il s'agissait de la même espèce. Mais, en examinant nos exem- plaires de plus près, nous avons constaté que certains caractères, iden- tiques dans nos trois échantillons malgré la diversité de leur taille , diffé- raient de ceux de D. Nationi. Ainsi le nombre de bandes du bouclier scapulaire, compté sur la ligne médiane, est de quatre chez nos trois spécimens, de trois seulement chez D. Nationi; le nombre de bandes depuis le bouclier scapulaire jusqu'à la queue est de dix-sept, dont sept mo- biles, chez nos trois exemplaires de D. boliviensis, tandis qu'il est de dix- huit, dont huit ou neuf mobiles, chez D. Nationi. Ces deux espèces habitent d'ailleurs l'alliplanicie, à une altitude de près de h, 000 mètres.

Quant à Dasypus villerosus pannosus, décrit par Thomas d'après six exemplaires provenant de Cruz del Eje (province de Cordova, Argentine), il diffère autant de D. boliviensis que D. villerosus de Gray. Cette variété ne se différencie guère du type de Gray que par la longueur de ses poils. Le type de Gray, provenant de Santa Cruz de la Sierra , est plus pelit que la variété de Thomas, mais les spécimens provenant de Tucuman ont à peu près la même dimension.

De cetle cette comparaison, il résulte donc que D. boliviensis diffère beaucoup plus de D. villerosus et de sa variété que de D. Nationi; cepen- dant il se distingue de ce dernier par des caractères assez nets pour qu'il nous ait semblé utile d'en faire faire une espèce nouvelle, jusqu'à ce que des recherches ultérieures montrent des termes de passage entre ces quatre formes, qui ne seraient alors que des variétés d'une même espèce.

M Thomas (Oldkibld), On a now Specics of ArmadiHo from Boli\ia. Inn, and Mag. Nat. Hmî., XIII (6e série), 1896, p. 70-72.

<s) TnoMAS (Oi.dfieli)), On Mammals collected atCruz de! Eje, Central Cordova, by Mr. Simons. And. and Ma/ç. Nat. IHsl., IX (7e série), 190;?, p. a'i/i.

8

Liste des Oiseaux de la Guyane française dossés au Muséum

PAR M. RbT, <i<>i VEBNBVR DE LA CoLOSIE ,

p \r M. \. Menegaux..

Deiao.mk note.

39. Euphonia violacea Lichstensteini (Gab.). [KiuM.n.i.A v. [inné, S. flr., \, p. 182 (1758).] Phohasba Licet. Cabanis, J. F. 0., 1860, p. 33i (Cayenne). 2 9. Guyane, Trinidad.

UO. Euphonia cayennensis (Gm.).

Tanagra c. Gmelin, Syst. Nat., I. p. 896 (1788-ex Brisson : Cayenne).

Ei i'iiuma c. Hellmayr. Nov. Zool, 1906, p. 357.

1 c?. Guyanes, Bas Ama/one.

Ce spécimen est un jeune (S qui passe au plumage de l'adulte. Les par- ties supérieures d'un vert olive présentent sur les épaules et le croupion des taches d'un beau bleu-noir brillant; les rémiges secondaires sont bordées extérieurement de la même couleur, tandis (pie la pointe reste vert olive. La tache de la nuque est encore visible. Le menton et la gorge sont de couleur grise, la poitrine et l'abdomen vert olivâtre. Mais sur les bords du men- ton , sur le milieu du jugulum , de la poitrine antérieure et de l'abdomen , il y a apparition de taches noires, tandis que sur les côtés de la poitrine se dessinent en avant les teintes jaunes et roux jaune caractéristiques. Les sous-alaires sont blanc jaunâtre.

En le comparant à un spécimen mâle presque adulte de la collection Boucard et provenant de Camacusa.qui conserve encore quelques restes du plumage du jeune, on peut voir que le spécimen étudié ici est bien 1111 jeune de E. cayennensis. Donc les jeunes d de cette espèce ont la livrée de la femelle jusqu'à ce qu'ils soient adultes.

h\. Calospiza mexicana mexicana (L.).

Tahaghj m. Linné, S. Y., XII, I, p. 3i5 (1766).

Cau.istk h.\\i\ i:\tius (nec Vieillot) Pelzeln., Zur Orn. Bras., III. p. 207 1 186g ).

1 spécimen. Bas Amazone, Guyanes, Trinidad, Venezuela.

'i'1. Ramphocelus carbo carbo (Pall.).

Larios Carbo Pallas, in Vroeg, Cat. raù.d'Ois., Adumbral., p. a ( 1 7 /1 , Surinam .

9

Ramphocki.ls jacapa auct.

Une 9. Brésil et Nord de l'Amérique du Sud.

i3. Tachyphonus rufus (Bodd.).

Tanagra ri fa Boddaert, Tabl. pi. cnl., p. 44 (1783).

Tachyphonus helaledci s auct.

ad— Du Costa Rica au Pérou et au Sud-Est du Brésil.

44. Tachyhonus cristatus cristatus (Gm.). Tanagra c. Gmelin, Syst. Nat., I, p. 898(1788). Une 9. Guyanes, Amazonie, Colombie, Equateur.

45. Tachyphonus surinamus surinamus (Briss.). Merii.a s. Brisson, Orn. \pp., p. 46, pi. III, fig. 1.

4 9. Guyanes, Para.

46. Nemosia flavicollis flavicollis Vieill. Nemosia fl. Vieillot. Nouv. Dict., XXII, p. A9 1 (1817). 2 9. Guyanes, Brésil, Bolivie.

47. Saltator maximus (P. L. S. Mûll.).

Tanagra uaxiha P. L. S. Millier, Natursyst. SuppL, p. 1 59 (1776).

Saltator magnus auct.

1 spécimen. Du Panama à la Bolivie et au Sud du Brésil.

48. Lamprospiza melanoleuca (Vieill.).

Saltator helanoleucds Vieillot, Nouv. Dict., t. XIV, p. io.r> (1817); id., Eue. méth., p. 791 (de Cayenne).

Psaris habia Lesson, Cent. :ool., p. 186, pi. 5 9 (i83o),

u adulte, jeune cf. Cayenne, Surinam, Bas Amazone.

Ces deux spécimens appartiennent à une espèce très rare qui n'est p;is dans la plupart des musées.

Le Muséum n'en possédait qu'un spécimen de Cayenne provenant de l'ancien cabinet et donné jadis par l'impératrice Joséphine. C'est celui qui a servi à Vieillot pour sa description. Celui que Lesson a décrit sous le nom de Psaris habia lui avait été communiqué par M. Freire, amateur.

Chez le c? adulte que j'étudie, toutes les parties supérieures sont d'un noir profond teinté d'un bleu d'acier brillant, moins intense sur les rémiges primaires. Le menton et la région gutturale (gorge et jugulum) ont la même couleur que le dos. Celle-ci descend au milieu de la poitrine anté- rieure et s'écarte en deux arcs de cercle qui vont rejoindre les lianes et délimitent ainsi deux ilôts blancs: le reste du corps (poitrine postérieure, ventre, sous-caudales, lianes) et les couvertures inférieures des ailes sont d'un blanc pur. Le bord de l'aile est noir. Les lores sont d'un noir mat et leurs plumes cachent les fosses nasales.

Le bec, un peu plus grand que celui du type de l'espèce, est d'un rouge

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vif de sang et non pas jaune, comme l'indique le Cal Birda Brit. Mus. (vol. XI, p. 297). La pointe extrême seulement des deux mandibules est noire (1 millim. 5 environ en bas et h millimètres en haut); cette couleur se prolonge sur une ligne assez distincte sur la face latérale, au-dessus du tomium.

Vieillot dit : rRostro supra nigro, sublus tlavicante, pedibus nigris». Puisque Vieillot a constaté que la partie supérieure du bec (dont l'infé- rieure est jaunâtre) est noire, c'est qu'il avait sous les yeux un spécimen intermédiaire entre les deux extrêmes, à bec rouge et à bec noir, dont le bec était en train de changer de couleur. En effet, ce bec présente d'ailleurs des taches d'un brun plus ou moins foncé de chaque côté près des fosses nasales, près du culmen au milieu de la longueur, sur la base des branches de la mandibule inférieure, sur le gonys, et de plus la pointe est noire, comme chez le spécimen que j'étudie. Il semble donc qu'il y ait un passage qui se prépare à la forme à bec rouge, et pourtant malgré sa coloration et son bec, le type de l'espèce doit être adulte, puisque sa taille est même supérieure à celle du spécimen que je signale. Lesson ne parle que de la forme du bec, pas de sa coloration. Vieillot ajoute dans Y Encyclopédie mé- thodique (p. 701) : "Nous avons décrit cette espèce d'après un échantillon qui a été apporté de l'Amérique méridionale.») Ce spécimen porte l'indica- tion manuscrite ffCayenne».

Le jeune de cette espèce était encore inconnu , malgré ce que dit Lesson : -Dans son jeune âge, cette espèce est entièrement d'un bleu noir indigo sur le corps; ce n'est que dans l'Age adulte qu'apparaît le manteau gris.* (Cent, zool., p. 187, pi. 59, oct. i83o.)

Dans ce spécimen, le. bec est tout entier d'un noir intense. Les couver- tures, moyennes et petites, ainsi que les scapulaires, présentent une bor- dure blanche assez large, tandis que les grandes couvertures ne sont mar- quées que d'un fin liséré blanc, de même que la dernière des rémiges secondaires. Il existe en outre une tache blanc grisâtre sur l'interscapubun el sur le croupion. Le menton et la gorge sont noirs, tandis que le jugulum est blanc; mais si on soulevé les plumes, on voit que leur base est déjà uoire sur le milieu de la poitrine antérieure et sur les côtés. Ces dernières plumes vont devenir les deux croissants noirs de l'adulte. La gorge porte encore trois plumes blanches; le bord interne de l'aile présente quatre stries obliques, blanches.

M. Ilellmayr, qui a bien voulu à ce propos examiner les spécimens du Musée de Tring, m'énit : - Le Musée de Tring possède •> d1 d1, 2 9 9 du l'ara et si c? d1, 1 9 de Surinam. Parmi nos Oiseaux, j'en trouve deux qui ont de fines bordures blanches h la pointe de quelques couvertures moyennes, el la b;ise de la mandibule supérieure esl plus ou moins mé- langée de noirâtre-. C'est donc la preuve que l'Oiseau que j'étudie esl bien le jeune de Lamprotpiza melanoleuca. (Vieill.)

H

Voici les dimensions des divers types que j'ai examinés :

DESKiX ATIOX.

Type de l'espèce

f adulte

Jeune

Cat. Bird. Brit. Mus. (vol. XI, p. 996)

LONG1 El R

TOTALE.

l52

l'iO

a 1 r. E.

97>° 95,0

90,0 89,5

Ql El E.

90,0 75,0 70,0

62,5

Cl LMEN.

1 3,6

i5,8 i.3,6

Les dimensions indiqués pour le d adulte sont certainement un peu trop faibles, car le cou se trouve raccourci par suite de la mise en peau.

49. Pitylus canadensis canadensis (L.). Loxia can. Linné, S.N., XII, p. 3o4 (1766).

Pitylus viridis auct. Voir Hellmayr, Nov. Zool., 1900, p. 276. 1 spécimen. Guyanes anglaise et française, Bas Amazone.

50. Todirostrum cinereum (L.).

Tonus cinereum Linné, Sysl. Nat., I, p. 178 (1766).

Un spécimen. Du Sud du Mexique jusqu'au Sud-Est du Brésil.

51. Lophotriccus spicifer (Lafr.).

Todirostrum spiciferum Lafresnaye, Rcv. zool., 18A6, p. 363.

1 n exemplaire. Amazonie supérieure.

52. Mionectes oleagineus (Lcht.). MuscicAPi oleagixea Licbtenslein , Dabi., p. 55.

Un spécimen. Du Guatemala au Sud-Est du Brésil.

53. Myiopatis semifusca (Sel.).

Phyllomyias s. Sclater, P. Z. S., 1861, p. 383, pi. 36, fig. 1.

2 spéc. Colombie, Venezuela, Guyanes jusqu'au S. E. du Brésil.

54. Ornithion pusillum (Cab. et Heine).

Myiopatis pusilla Cabanis und Heine, Mus. Hein., II, p. 58 (1859). Un exemplaire. Panama jusqu'au S. E. du Brésil.

55. Pitangus parvus Pelz.

Pitangis p. Pelzeln, Orn. Brasil, p. 111, 181 (1871). Un spécimen. Bas Amazone, Guyanes.

56. Myiodynastes audax (Gm.).

Muscicapa audax Gmelin, S. Nal., I, p. 9.3/1 (1788). Un spécimen. Venezuela, Guyanes, Amazonie.

57. Myiobius erytbrurus Cab.

Myiobius c. Cabanis Wic/rm. Arch., (i844), I, p. în'ig, pi. 5, fig. 1.

12 •*-

Un spécimen. Du Pérou au Costa Rica, Guyanes britannique et hol- landaise, Amazonie, donc aussi dans la Guyane française.

58. Pipra leucocilla L.

Pipiu L. Linné, S. Nat., I, p. 3/io (17OO); Hellmayr, Ibis, janv. 1906,

p. 522.

1 d" juv. , une 9. Du Panama au Sud-Est du Brésil et au Pérou.

Le mâle porte encore la livrée du jeune, car les plumes blanches du piléum sont en partie cendrée. Le demi-collior supérieur est nettement gris, les épaules et la base des rémiges sont encore vert olive. L'abdomen pré- sente des taches noires au milieu de la couleur générale grise.

59. Pipra auréola L.

Pipra a. Linné, Syst. Nat., 1, p. 33q (1866): Hellmayr, Ibis, janv. 1906, p. 6.

1 9. Para, Guyanes, Venezuela.

Les pattes, sur ce spécimen en peau, sont d'un* brun clair, tandis que, chez la femelle de P. leucocilla , elles sont noir foncé.

00. Dendrocincla fuliginosa (Vieill.).

Dendrocopus f. Vieillot, Noxiv. Dict., XXVI, p. 1 17 (1 818) [établi sur *le Grimpeur enfumé" ; Levaillant, Ilisl. nat. Promerops, etc. (1807), p. 70, pi. 28 (Cayenne): Menegaux et Hellmayr, Bull. S. llist. Nat., Aulun (1906), p. 119].

Un spécimen. Bas Amazone, Guyanes.

61. Thamnophilus cirrhatus (Gm.).

Turdcs cirrhatis Gmelin, Syst. Nat., I, p. 826 (1788). 1 9. Venezuela, Guyanes, Trinidad.

62. Thamnomanes glaucus Cab.

Thamnomanes gl. Cabanis, Wiegtn. Archiv. (18/17), I-P- 9^°- Deux spécimens. Guyanes, Amazonie, Equateur.

63. Myrmotherula guttata (Vieill.).

MvRMOTiiERA g. Vieillot, Gai Ois., I, p. a5i, pi. 1 55 (i8a5, Gayenne).

1 cf. Guyanes britannique et française.

64. Myrmotherula longipennis Pelz.

Mvrm. l. Pelzeln, Z. Orn. Bras., II, (i8'i8). p. i53 (Rio Négro). 1 d1. Bas Amazone, Guyanes, Trinidad.

65. Myrmotherula pygmaea (Gm.). Miscicapa p. Gmelin, Syst. Nat., I, p. 933.

9 9. Colombie, Equateur, Pérou, Amazonie et Guyanes. Pas encore signalé dans la Guyane française.

66. Myrmotherula surinamensis surinamensis (Gm.).

Sitta sir. Gmelin, Syst. Nat., I, p. liho, (9, 1788); Menegaux (4 Hell- mayr, Bull. Soc. Philom., Paris (1906), p. 48.

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Une 9. Panama, Colombie, Equateur, Amazonie, Guyanes.

Cette femelle se rapproche beaucoup de la femelle de M. s. wiultostriata Sel. par son front presque uniformément roux , et par sa poitrine lavée d'une couleur jaunâtre qui présente quelques légères stries noires.

67. Herpsilochmus sticturus Sait.

Herpsilochmus st. Salviu, Ibis (i884), p. 4a6 (Barlica Grove et Cama- cusa, Guyane brit.); Menegaux et Hellmayr, Bull. Soc. Philom., Paris (îool)), p. 43.

3 spécimens qui paraissent être des jeunes d\ car l'adulte n'a pas de taches rousses sur le sommet de la tète, celui-ci étant d'un noir uniforme assez brillant. Guyanes anglaise et française. Rare.

68. Formicivora consobrina Sel.

Formicivora c. Sclater, P. Z. S. (i86o),'p. 279, 29/i (Equateur).

1 9. Equateur, Colombie, Cayenne.

69. Percnostola rufa (Bodd.).

Turdus rufus Boddaert, Tab. PL cnl., p. 09 (17^8 , ex Daubenlou, PL enl., 644, fig. 1 = 9. Cayenne).

Laniis funerris Lichtenstein , Verz. DubL Berl. Mus. (1823), p. 67, desc. orig. d* (Cayenne).

2 d, 3 9. Guyane française et Amazonie.

70. Myrmeciza ferruginea (P. L. S. Midi.).

Turdis ferr. P. L. S. Mùllei", Natur. syst. Suppl. , 1776, p. 1 A 1 (ex Daubenton, PL Eut., 060, fig. 2 = ç?) [Cayenne]. Myrmeciza cinnamomea, Cal. B. Brit. Mus., XV, p. 280. 1 d*. Guyanes française et anglaise.

71. Hypocnemis cantator (Bodd.). Formicarius e. Boddaert, Tabl. PL cnl., 44.

1 d. Equateur, Amazonie, Guyanes.

72. Hypocnemis poecilonata Cuv.

Mviothera p. Cuv. in Mus. Par.; Pucheran, Arch. Mus., VII, p. 307.

2 c?, 3 9. Para, Guyane britannique et aussi Guyane française.

La femelle a les lores, les joues et les sourcils d'un roux ferrugineux plus vif que le reste de la tête, et le menton de même couleur.

73. Pithys albifrons (Gm.).

Pipra alrifrons Gmelin, Syst. Nul., 1, p. 1000.

Un spécimen. Equateur, Colombie, Guyanes, Amazonie.

76. Gymnopithys rufigula (Bodd.).

Turdus rufiglla Boddaert, Tabl. PL cnl., p. 3g (1783, ex Daubenton, PI. cnl., 044, Kg. -i ■-= 9) [Cayenne]. 1 d*. Guyanes et Bas Amazone.

U

Sun LES COMMENSAUX DU BbRNABJD-iSHbBMITB ,

par M. Ed. Gbevrbux.

On connaît, depuis longtemps, plusieurs commensaux du Bernard- niennile, Eupagurus bernhardus CL.). Un Ilydmïde, Hydraclinia echinata Flem. , une Actinie, Calliactis ejfœta (L.) sont fréquemment fixes sur la coquille de Buccin habitée par le Pagure. On trouve très souvent, logé dans les derniers tours de spire de la coquille, un bel Ânnélîde, Nereilepas fucala (Sav.). Enfin un Amphipode, Podoceropsis nitida (Stimpson), a été signalé par Sp. Bâte, puis par Robertson(l), comme très commun dans les coquilles des E. bernhardus du Firth of Clyde, et M. Malaquin'*' a trouvé ce même Amphipode sur la côte du Boulonnais, dans la plupart des co- quilles, draguées ou prises à marée basse, habitées par E. bernhardus.

Pendant un séjour à Graudcamp (Calvados), au cours de l'été dernier. je fus frappé de la quantité de Pagures rapportés par les pêcheurs. Grand- camp est peut-être le seul endroit du littoral de la France l'A. bernhar- dus soit considéré comme un aliment et vendu sur marché. Les pêcheurs au chalut, qui, pendant l'été, draguent au voisinage de la côte, ne passant qu'une nuit à la mer, le prennent en grand nombre sur certains fonds, par 20 à 25 mètres de profondeur, et le rapportent vivant, pour la consom- mation des habitants du pays. C'était pour moi une occasion de me procu- rer quelques exemplaires de Podoceropsis nitida, que j'avais très rarement trouvé sur des Mata squinado (Herbst) dragués au large de Belle-Ile.

Les coquilles que je brisai, pour en examiner le contenu, étaient au nombre d'une centaine, à quelques unités près. J'eus la surprise de n'y pas trouver un seul exemplaire de Podoceropsis nitida. Par contre, elles conte- naient de nombreux commensaux non encore signalés. Voici l'énuméralion des animaux trouvés dans ces conditions :

VwiaïuES. Nereilepas fucatu se trouvait dans un tiers environ des coquilles. Une autre Annélide, Harmolhoe cocliata de Saint-Joseph ( '. la remplaçait dans une dizaine d'entre elles.

Copéi'odks. J'ai trouvé', dans l'intérieur des coquilles, sepl exemplaires d'un Copépode très rare, de la famille des Longipediidae : Sunarûtes paguri liesse. Le Professeur G. 0. Sars, qui a bien voulu déterminer celle espèce,

(1' A contribution towards ;i catalogue of the Amphipodà and Isopoda of the Firth of Clyde, Transaci. Nat. Hist. Soc. Gkuoow, II, 188H, p. 65.

(2) Quelques commensaux du Beraard-l'Hermite. Rev. /mil. du Nord de la France, 1 890, n" 6, |>. a&7-

(3) Je dois la détermination de celte espèce à M. Gravier, assistant au Muséum, et je lui adresse ici ton- nn-s mnerciements.

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n'en avait jamais vu qu'un exemplaire, une femelle, dont il a donné une description très complète dans son ouvrage sur les Crustacés de Norvège (1). M. A. Scott l'a trouvé à l'embouchure de laMersey, en lavant des coquilles habitées par Eupagurus Prideauxi (Leach)(2).

àmi'Hipodes. Les Amphipodes appartenaient à huit espèces différentes, dont voici la liste, accompagnée du nombre des exemplaires recueillis :

Orckomenella plnguis (Boeck), 2 exemplaires; Leucothoe incisa Robertson, 1 exemplaire; Wctopa rubrovittata G. 0. Sars, 8 h exemplaires; Mclita obtusata (Mont.). 3a exemplaires; Aora typica Krôyer, l3 exemplaires; Eurystheus maculatué (Johnston), 67 exemplaires; Gorophium Bonelli H. Milne Edw. , 2 exemplaires; Caprella acanthifera Leach, 1 exemplaire.

Quatre de ces espèces, représentées seulement par un ou deux exem- plaires, étaient peut-être par hasard dans les coquilles , mais le commensa- lisme des quatre autres ne semble pas pouvoir être mis en doute.

J'avais déjà trouvé quelques exemplaires d'O relie mené lia ping-tris à Perros- Guirec (Gôtes-du-Nord). La présence de cette espèce sur la côte de France n'a pas encore été signalée.

Metopa rubrovittata est une espèce rare. Le Professeur G. 0. Sais n'eu a trouvé que trois exemplaires sur les côtes de Norvège. D'autres ont été ren- contrés, mais toujours en très petit nombre, aux Shetland, à Helgoland. sur la cote de Hollande, à Liverpool et dans le Firth of Clyde. En France. M. le Professeur Bouvier en a dragué un exemplaire à Saint-Yaast-la- Hougue; un autre a été obtenu dans un dragage de Y Hirondelle au large de Groix. par 180 mètres de profondeur. On ne connaissait que la femelle de cette espèce. Le mâle . dont plusieurs exemplaires se trouvaient dans les coquilles examinées, en diffère surtout par la grande taille de ses antennes. Elles atteignent à peu près la moitié de la longueur du corps et le pédon- cule des antennes inférieures est beaucoup plus robuste et plus allongé que chez la femelle. Les gnathopodes postérieurs du mâle ne diffèrent de ceux de la femelle que par leur longueur et leur grosseur plus grandes.

On connaît plusieurs exemples de commensalisme de Melita obtusata avec des Astéries. Robertson l'a rencontrée communément dans le Firth of Clyde, entre les amhulacres de Diplasterias rubens (L. ) et de Grossasier papposus (L.). Elle se trouvait en grand nombre outre les ambulacres des Cribrella

W An Account of the Crustacea of Norway, vol. V, Copepoda, Harpaclieoida , p. i5, pi. VI et VII. Bergen 1903.

O A. M. Norman et Th. Scott, The Crustacea of Devon and Gornwall, Londres, 1906, p. 1 35.

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œuktta Penn., draguées au large de Groix par l'Hirondelle. On voit qu'elle est aussi commensale «les Pagures.

Les habitudes de commensalisme à'Aora typica n'avaient pas encore été signalées.

Eurystheus maculatus avait été trouvé par Roberlson, dans le Firth of Glyde, sur un Ecninide, Spatangus purpurins Midi.

Isopodes. Les [sopodes c'étaient représentés (jue par une femelle d' [psendes talpa (Mont.) et par une larve de Gnathia.

l»i capodks. Un petit Crabe, Porcellana longicortùs (L-). commun à marée basse, sous les pierres, abondait dans presque toutes les coquilles ne contenant pas d'Annélide. .1 en ai compté jusqu'à cinq, et même, une lois. six. dans les derniers tours de spire d'une même coquille.

Je ne me dissimule pas que la présente noie est bien incomplète, Ayant commencé mes recherches quelques jours seulement avant mon dépari de Grandcamp et dans le seul but de me procurer des exemplaires d'un Am- phipode rare, je n'ai pas songé à établir, dès le début, une statistique exacte des espèces et du nombre d'exemplaires trouvés dans chaque coquille. Il csl vrai que celte exactitude n'aurait pas été absolue, les pécheurs ne manquant jamais, avant de rapporter les Pagures à terre, de laver soigneu- sement et de nettoyer leurs coquilles et de les débarrasser des Actinies fixées sur elles. 11 est fort probable que bon nombre des commensaux s'échappent pendant ces lavage-.

11 aurait été bien intéressant d'étudier les rapports de commensalisme du Pagure avec Harmothoe coeliaca. Lorsque je m'occupais, au Groisic, des mœurs à'Eupagurus Prideauri et de ses commensaux (1). j'ai gardé pendant fort longtemps des h. bernhardus de grande taille en aquarium. Ils étaient parfaitement apprivoisés et sortaient en partie de leur coquille pour man- ger les morceaux de Moules que je